Réduire l’impact environnemental, c’est préserver la biodiversité. Et notre santé !

4 juillet 2022

Parfois, ça fait du bien de se rappeler pourquoi on fait les choses. Pourquoi décider de privilégier les friperies aux vêtements neufs ? Pourquoi opter pour un téléphone reconditionné ? Pourquoi passer au vrac ? Au vélo ? À l’eau du robinet ? 

Ce n’est évidemment pas qu’une histoire de mode ou de bonne conscience. Il y a bel et bien une raison vitale, essentielle à ça ! 

Alors prenons 3 minutes pour nous rappeler la finalité de tous ces gestes responsables. Pour comprendre en quoi la réduction de notre impact environnemental est directement liée à la biodiversité. Et pourquoi la biodiversité est cruciale pour notre bien-être présent et futur. 

Un raisonnement à garder en tête pour être encore plus motivé·e et convaincant·e 🙂

1. De quoi on parle quand on parle de biodiversité ?

Non, ce terme n’est pas la chasse gardée des chasseurs. Ni réservé à de rares espèces en voie de disparition de l’autre côté de la planète. La biodiversité, c’est l’intégralité du vivant qui nous entoure et surtout, dont on fait partie, nous aussi ! Elle désigne la variété des formes de vie (humaines, animales, végétales, bactériennes, fongiques…), les écosystèmes dans lesquels elles vivent et enfin la façon dont elles interagissent. En somme, tout ce qui fait que nous sommes plutôt bien sur Terre (et pas en train de fossiliser sur Pluton). 

La biodiversité permet de répondre à nos besoins vitaux : oxygène, nourriture et eau potable. Toutes les matières premières que nous utilisons et toute l’énergie que nous produisons sont issus de la biodiversité ! La médecine, aussi, puise dans ses richesses (merci pour l’aspirine), tout comme l’agriculture, qui ne peut pas se passer d’animaux pollinisateurs ou de micro-organismes qui renouvellent les sols. Enfin, la biodiversité nous permet d’être plus résilient·es face à des risques naturels comme des inondations ou des périodes de sécheresse.

Comment se fait-il que cette biodiversité soit aujourd’hui menacée ? 

2. Les causes de la perte de biodiversité

Faisons d’abord un petit point sur la situation. Selon l’indice Planète Vivante du WWF, entre 1970 et 2016, on constate un déclin moyen de 68 % des populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons. Autrement dit, en moins d’un demi-siècle, les effectifs des espèces animales ont chuté des deux tiers.

En cause ? L’activité humaine. C’est-à-dire :

  • Le fait de construire et de transformer des milieux naturels en milieux artificiels. Pensez aux barrages, par exemple, à la déforestation ou à la bétonisation des sols. Vous n’avez jamais rêvé, vous, d’arracher le bitume pour retrouver le chemin qu’il y avait en dessous ?!
  • La pollution de l’air, du sol, de l’eau, tout comme la pollution lumineuse et sonore. Rappelez-vous de notre article sur les microplastiques que l’on retrouve en masse dans nos océans.
  • La surexploitation des ressources. L’exemple le plus flagrant est sûrement celui de la pêche. Les pratiques d’exploitation durables ne sont pas encore la norme, loin de là, et les fonds marins peinent à se renouveler.
  • Le réchauffement climatique lié aux gaz à effet de serre. Il bouleverse complètement la répartition géographique des espèces et la chaîne alimentaire et favorise aussi des espèces exotiques envahissantes, dites EEE.

Si les causes sont établies, les conséquences de la perte en biodiversité, elles, ne sont pas encore assez connues. En effet, la faiblesse de notre biodiversité nous rend faible, nous aussi. Notamment face à des maladies…  

3. La faiblesse de notre biodiversité renforce les pandémies 

C’est probablement la journaliste Marie-Monique Robin qui en parle le mieux. Dans son livre, puis son film “La fabrique des pandémies”, elle fait entendre le cri d’alarme des scientifiques à travers le monde sur la relation directe entre effondrement de la biodiversité et pandémies qui se multiplient. 

Elle parle de l’effet de dilution, pour décrire le phénomène selon lequel plus la biodiversité est forte dans un écosystème, plus le risque infectieux est limité, et inversement. En effet, les maladies infectieuses émergentes – la Covid 19 ou le SRAS ne sont que deux exemples parmi d’autres – se développent chez des animaux qui les transmettent à l’homme, dans un contexte de déforestation, d’agriculture et d’élevage intensifs et de mondialisation.

Autrement dit : si l’on n’a pas envie d’être en confinement permanent, en naviguant de pandémie en pandémie, on ferait mieux de protéger notre biodiversité, et fissa. Paradoxalement, c’est là que le message reste positif : il existe une marge d’action, avec des effets quasi immédiats !

4. En réduisant notre impact environnemental, nous préservons la biodiversité 

Quand on entend biodiversité en péril ou animaux qui disparaissent, on ne fait pas souvent le lien avec cet impact qui est le nôtre, et que l’on s’efforce de réduire. Pourtant, agir sur le climat, c’est agir sur la biodiversité et c’est agir sur notre santé. C’est un scénario “win win win” comme diraient les Anglais : triplement gagnant.

Notre méthode chez Gobi consiste à prendre en compte l’intégralité du cycle de vie d’un produit ou d’un service, avant même qu’il soit proposé, et bien après qu’il soit consommé ou utilisé : ça s’appelle l’éco-conception. Ce processus implique de mesurer l’impact de nos objets sur l’environnement pour mieux pouvoir le réduire : en matière de pollution de l’eau, des sols, de l’air, d’utilisation de ressources naturelles, etc. Chaque indicateur d’impact est lié à un objectif de développement durable !

Tout est lié !

Vous l’aurez compris : tout fonctionne ensemble. Réduire notre impact environnemental, c’est préserver notre biodiversité et donc notre santé. C’est ce lien que l’on avait envie de rappeler, pour qu’il nous incite à inventer de nouvelles pratiques et de nouvelles façons de faire, et qu’il nous aide à rester d’irréductibles optimistes.

Quelques ressources pour aller plus loin :