Le plastique écologique, ça existe ?

11 novembre 2021

A nous de vous prouver que ce titre d’article, oxymore en puissance, n’est en réalité pas si contradictoire que ça… Car – attention spoiler – dire qu’un matériau est écologique, ça ne veut rien dire ! Ce qui compte, ce sont les usages qu’on en fait. Explications.

Du plastique fantastique au plastic-shaming

La première matière plastique industrielle est inventée en 1907, mais c’est surtout après la première guerre mondiale que le plastique s’invite dans tous les foyers, peu importe la condition sociale. Le plastique est fantastique, synonyme de modernité et d’essor industriel. C’est le règne du gadget et du jetable.

Ces dernières années, ce n’est plus exactement la même chanson. Prise de conscience écologique oblige, le plastique est devenu l’ennemi à abattre. Les mentions “sans plastique” se multiplient et les microplastiques et autres silicones se bousculent sur les listes noires de nombreuses industries. 

Loin de nous l’idée d’arrêter le progrès – dire bye bye aux bouteilles en plastique, on est 100% alignés. Protéger la nature et les océans est indispensable. Mais faire preuve de nuance et s’appuyer sur des données vérifiées l’est aussi ! Alors on s’est posé quelques questions en plus… Et si tous les plastiques n’étaient pas à mettre dans le même tote bag ? 

A la recherche du bon matériau

Lors de la création de notre tout premier Gobi, nos critères étaient les suivants : il fallait que notre gourde soit accessible à tous les budgets. Que l’on puisse techniquement être en mesure de la fabriquer. Qu’elle soit résistante pour durer dans le temps. Qu’elle soit transparente pour donner confiance et qu’il n’y ait aucune inquiétude sur le plan sanitaire. Et puis évidemment qu’elle ait un impact environnemental minimal.

Pas question de proposer une sorte de fausse bonne idée, où l’alternative proposée aurait fini par créer autant de problèmes qu’au départ.

Exit le plastique ? Pas si vite.

Il s’avère que le matériau qui affichait la meilleure combinaison de performances techniques, sanitaires et environnementales pour notre petite gourde de bureau était… un plastique, plus précisément un copolyester nouvelle génération. De très haute qualité, il est testé par des laboratoires indépendants partout dans le monde depuis son lancement en 2010. La liste de ses qualités est longue : il est léger, transparent et résistant, il ne jaunit pas, ne prend pas les odeurs et passe au lave-vaisselle sans broncher. 

Par ailleurs, il est totalement recyclable et a l’avantage d’avoir un très faible impact environnemental en production : pas d’extraction de minerais et métaux et peu gourmand en énergie à la fabrication.

Et puis d’un point de vue sanitaire aussi, le copolyester assure, puisqu’il ne contient ni bisphénol A, ni bisphénol S et n’a pas d’activité endocrinienne. C’est un matériau inerte : il n’y a pas de transferts vers l’eau. 

Le Gobi Original, en plastique et fier de l’être

C’est donc un copolyester que nous avons décidé d’utiliser pour le corps du Gobi Original, puisqu’il nous permet de proposer une gourde avec laquelle on passe très vite en “bénéfice environnemental net”, c’est-à-dire que les bénéfices environnementaux dépassent rapidement les impacts négatifs de fabrication.

Pour rappel : en 1 an d’utilisation quotidienne, un Gobi Original permet d’éviter jusqu’à 3 kg de déchets et 7,7 kg de CO² par rapport à la référence (= ce que consomme les Français en moyenne).

Conclusion : un matériau n’est jamais écologique en soi !

Pour répondre à notre question initiale : oui, le plastique peut être écologique, et non, le plastique n’est pas forcément une aberration. Pour qu’un produit ou un matériau soit plus écologique qu’un autre, il faut simplement vérifier qu’il génère significativement moins d’impact pour le même usage. Et ça, ça se mesure

En vérité, le choix du matériau est rarement suffisant mais souvent nécessaire pour qu’un objet soit qualifié d’écologique. C’est l’intégralité du processus de production et l’utilisation du produit en question, sur tout son cycle de vie, qu’il faut prendre en compte, en analysant scrupuleusement tous les impacts écologiques possibles bien avant de lancer la production. Comme nous l’avons fait pour nos Gobi ! Cette méthode, c’est celle de l’écoconception. Et on n’a pas fini de vous en parler 🙂

Avant de partir :

  • A date, la filière de valorisation matière du copolyester est en train de se structurer en France. ​Nous stockons et recyclons en partie les Gobi à l’usine en fabriquant de nouveaux produits, dans le cadre du programme ORPLAST de l’Ademe. C’est une démarche d’amélioration continue !