Comment réduire à la source les déchets dans l’océan?

15 juillet 2021

80% des déchets que l’on retrouve dans l’océan sont jetés à terre. Chez Gobi, ce constat nous pousse à agir à la source en proposant des produits réutilisables et en soutenant des projets associatifs qui alertent sur la pollution plastique. Pour tester vos connaissances sur le plastique, nous vous avons d’ailleurs préparé un quiz ici !

Gobi passe à l’action !

Le 1% pour la Planète France rassemble des entreprises qui s’engagent à reverser 1% de leur chiffre d’affaires à des associations environnementales. Gobi est membre de ce collectif et soutient depuis 2 ans le projet « Plastic Origins » de l’ONG Surfrider Foundation qui cartographie la pollution plastique des rivières et des fleuves.

En mai dernier, Anastasia et Laurène de l’équipe Gobi ont embarqué sur un canoë pour mieux comprendre cette application qui vise à quantifier, qualifier et alerter sur les déchets de nos rivières. Elles vous racontent leur journée !

09H00Un mode de saisi manuel ou par intelligence artificielle

Rdv au pont de Pont de Naves, près d’Annecy en Haute Savoie. En fond de vallée, la fonte des neiges a transformé un torrent, le Fier, en une rivière propice au canoë et au rafting.

Objectif de la matinée : présenter aux différents journalistes présents l’application Plastic Origins et l’utiliser ensemble pour cartographier les déchets de la rive droite de la rivière.

Nous sommes briefés par Antoine, chef du projet chez Surfrider Foundation.

L’application est gratuite et disponible sur tous les stores. Elle est simple d’utilisation et peut être utilisée autant lors d’une randonnée à pied que durant une descente en kayak. Une fois son compte créé, il suffit d’indiquer la berge que l’on va cartographier ainsi que son mode de suivi : manuel ou par intelligence artificielle.

  • Le mode manuel demande de saisir au fur et à mesure les déchets observés en précisant au maximum la typologie des déchets.
  • Le mode IA analyse a posteriori le film vidéo des berges. L’intelligence artificielle est en effet capable de reconnaitre et de qualifier les déchets visibles sur les berges. Impressionnant !

Tech for good ! Développée grâce au mécénat de compétence d’experts en deep learning et le soutien d’entreprises philanthropes (dont Gobi), Plastic Origins est hébergée bénévolement sur le Cloud de Microsoft, Azur. L’application est en amélioration continue, l’objectif étant désormais de réduire les flux de données lors de transfert de vidéos.

10H00La descente du Fier

Il est temps d’embarquer sur les canoës pour tester l’application en live. Combi, gilet de sauvetage et casque sont de mises : la température est fraiche et les rochers farceurs. Si les journalistes sont rassemblés sur un rafting relativement stable, nous sommes au plus près de l’eau et des rapides.

Après quelques dizaines de mètres de descente, un premier constat s’impose. La rivière semble d’extérieur plutôt préservée mais dès que nous prenons le temps de nous arrêter dans les contre-courants, nous pouvons apercevoir de nombreux déchets : filets, morceaux de bâche agricole ou encore bouteilles de bière.

Chaque membre de l’excursion se charge de noter dans l’application ce qu’il a constaté et nous procédons à une collecte de ces déchets.

11H00L’analyse des microplastiques

Fin de l’aventure. Nous transmettons les suivis effectués au serveur de l’application et profitons du microscope pour observer les fragments de déchets que nous avons collectés durant la matinée. Les microplastiques sont particulièrement dangereux pour l’environnement et la préservation du milieu marin dans lequel ils s’accumulent.

Toutes les données collectées sont disponibles sur le site Plastic Origins et accessibles à tous, dans une démarche de transparence totale. À terme, le but du projet est d’obtenir une carte indiquant le niveau de pollution de tous les cours d’eau d’Europe.

Vous préférez découvrir cette journée en vidéo ? Regardez le reportage tourné par l’équipe de choc de Montagne TV, partenaire média du 1% : cliquez ici.